Maman a tort Le premier disque de Mylène Farmer est Maman a tort. Il a fallu un an de démarches et de volonté pour que le trio à l'origine de la chanson (Jérôme Dahan, Laurent Boutonnat et Mylène Farmer) signe enfin en 1984 avec une maison de disque. Après trois rendez-vous et quelques petits mensonges, François Dacla les signe en contrat de licence chez RCA pour trois 45 tours : Maman a tort, My mum is wrong et On est tous des imbéciles.
Après le relatif échec de On est tous des imbéciles (40 000 exemplaires vendus) et le départ de Jérôme Dahan, Mylène et Laurent signent pour deux albums chez Polydor, avec Alain Lévy, comme artiste maison. Le premier disque produit sera le 45 Tours Plus grandir qui est doublement marquant ; c'est la première fois que Mylène écrit les paroles et c'est le premier clip d'importance produit par le duo.
Après trois albums marqués par le succès de Ainsi soit je… et le triomphe de L'autre, le contrat qui unit Mylène à Polydor évolue pour devenir un contrat de licence. Malgré le rachat de Polydor-Polygram par Universal, Mylène est restée fidèle à cette maison de disque. Seules incartades pour la BO du film d'animations Les Razmokets à Paris, produit par Maverick producteur de Madona et pour son duo avec Moby édité par Labels.
A partir de ce nouveau contrat, Mylène conduit sa carrière à sa guise. Elle décide de la date de sortie de ces albums, assure sa propre promotion et refuse d'apparaître dans des compilations d'artistes ou de chansons de l'année. Le design des pochettes de disques et des produits dérivés est assuré par le graphiste Henri Neu, par la société Com'NB.

Le 15 mars 2017, un communiqué de presse annonce le départ de Mylène Farmer d'Universal pour Sony Music France. Sony Music Entertainment est un label de disques contrôlé par Sony Corporation of America. Malgré 30 ans de fidélité avec Universal et une liste impressionnante de records, Mylène était en position de force pour renégocier son contrat qui arrivait à terme. Mylène Farmer est l'artiste la plus rentable de la scène française. Elle représente 1 à 1,5% du marché français l'année où elle sort un disque : Record du nombre de disques vendus depuis 30 ans, record du nombre de disques de diamant (5 albums vendus à plus d'un million d'exemplaires), 1,6 million d'exemplaires pour un best-of, record de titres classés N°1 au Top 50. Autre aspect important, Mylène vend essentiellement des disques physiques dont le prix est le double du prix des téléchargements de musique numérique.

Mylène a obtenu auprès de Sony un contrat de distribution. Il s'agit d'un contrat très favorable à l'artiste mais Sony y trouve son compte par 1.5 points de part de marché additionnelle l'année de la sortie d'un disque de Mylène.
Parallèlement à ce changement de maison de disque, Mylène confie la promotion de ses futurs disques à Pascal Nègre, l'ancien PDG d'Universal music, remercié par Vincent Bolloré en 2016. La société de management d'artiste, créée par Pascal Nègre #NP, a déjà signé des contrats de management avec Matthieu Chedid, Marc Lavoine ou encore Julien Clerc.

Les contrats :

Le contrat dit de distribution limite le rôle de la maison de disque à un simple rôle de distributeur, une activité moins stratégique et moins rémunératrice. L'artiste est producteur et éditeur de son œuvre.
Ce pari de l'indépendance comporte toutefois un risque pour les artistes. Au cas où, les ventes d'un album ne seraient pas au rendez-vous, l'artiste doit assumer les coûts d'enregistrement et de promotion sans encaisser les recettes prévues.

Le contrat dit de licence s'adresse à un artiste qui finance par lui-même l'enregistrement de son disque qui est maintenant fin prêt à être fabriqué, distribué et promu. La négociation se fera avec une maison de disque. Laquelle maison de disque aura à charge les étapes suivantes à savoir fabrication, distribution et parfois la promotion. L'artiste a un statut de producteur et reste propriétaire de ses enregistrements dont il cède la licence pour une durée déterminée, souvent cinq ans. Ce contrat définit également un territoire, par exemple, signé avec untel pour la France, et avec un tel autre pour le reste de l'Europe. Le pourcentage qui revient à l'artiste dans ces conditions est nettement supérieur à celui qui est proposé dans le cas d'un contrat d'artiste.

Le contrat d'enregistrement exclusif, dit aussi contrat d'artiste, est conclu entre un artiste-interprète et un producteur, la maison de disque. Le producteur finance l'enregistrement et est en conséquence propriétaire des bandes. Il reverse une redevance sur les ventes. Quoique revêtant une forme particulière, le contrat d'artiste est considéré comme un contrat de travail. Le contrat d'enregistrement exclusif représente la solution la plus simple et la moins onéreuse pour l'artiste.